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Jeudi 30 août 2007

WAG2564.JPG Chapitre 1: De l'art d'être à l'heure

 

J'allumais négligemment ma cigarette et portais un regard vers le titre de la première page du journal. Je fus obligé de le relire plusieurs fois pour que l'information s'imprime dans mon esprit, et finisse par être emporté par le flot de caféine contenu dans mon cappuccino. L'information était lourde et ne flottait pas, tant et si bien qu'elle fut coulée dans les limbes de mon esprit. J'attendais Sarah avec une certaine impatience, je dois l'avouer, non pas que sa présence me soit nécessaire, mais parce que le retard m'insupporte. Je tirai en une bouffé toute la dose de nicotine contenue dans ma cigarette, et laissa le reste aux pigeons, devenu à leur tour les toxicomanes urbains standards. Alors que j'observais un volatile dodeliner avec le reste de ma cigarette au bec, j'entendis la voix de Sarah:

« Salut, tu m'attendais? »

Je fus bien obligé de mentir. Elle adore se faire désirer. Et je ne la désire pas. Ce qui est un paradoxe, maintenant que j'y pense...

« Non, je buvais un petit café, je lisais un peu les nouvelles et...

-Oui oui », répondit elle, balayant mon argumentaire d'un revers de main. Un pigeon, complètement en manque de nicotine, se précipita dessus et commença à l'allumer à l'aide d'un briquet. Le volatile explosa dans une gerbe de chair et de plume. Le serveur du bar nous lança un regard de réprimande en allant chercher le nécessaire de nettoyage...

 

« Alors, dis-je à Sarah en sirotant innocemment mon café, que me racontes-tu de beau?

-Oh, rien de bien extraordinaire, mon mémoire avance bien, et puis je continue le patchwork.

-Intéressant, mentis-je. Tu ne manques pas de matière première?

-Non, ça va. Le plus difficile est de savoir tout mettre en place. Et toi, ton livre?

-Toujours à la page une... Je n'arrive pas à démarrer.

-C'est ballot. Ho ne t'inquiète pas, tu vas trouver, ça va venir... »

 

Sarah possédait ce que j'appellerais un insupportable optimisme. La faculté sans borne, même si elle pense le contraire, de croire que tout va s'arranger pour vous. Rafraîchissante au début, elle avait pris l'habitude de m'échauffer très rapidement les oreilles. Surtout qu'au bout de deux minutes, nos principaux sujets de conversations étaient épuisés. J'appelais le garçon et lui en commanda un. Il me rapporta une question sur le petit ami de Sarah.

 

« Et comment va Stéphane? Cela fait longtemps que je ne l'ai pas vu!

-Il se repose le pauvre chéri. Il travaille beaucoup!

-Ha? Et que fait il?

-Il travaille.

-Sur?

-Le travail. C'est son travail. Il travaille. »

 

Je me pinçais le haut du nez entre le pouce et l'index, pour mimer une migraine naissance, mais ne connaissant pas personnellement une migraine, et n'en côtoyant pas habituellement, mon imitation tomba à l'eau. Je décidais d'embrayer sur autre chose, et je passais la seconde:

 

« Tu as des nouvelles de Nino?

-Oui, on fait souvent du sport tout les trois, Nino, Stéphane et moi. J'ai besoin de rester en forme pour la compétition.

-La compétition?

-Tu n'as pas oublié quand même? La semaine prochaine, on décidera qui sera jugé femme ou pas.

-Ha oui, je n'y pensais plus. Mais maintenant que tu me le dis, que devienne celle qui ne sont pas admise parmi les femmes?

-Elles sont remises à l'eau.

-Ha oui, effectivement, ma question était stupide... Tu crois avoir tes chances?

-Oui, j'ai perdu un kilo, j'ai pris un bonnet, j'ai reçu de nouveaux sous vêtements et j'ai appris une nouvelle position du kama suttra.

-Bien pour l'esthétique, mais pour la technique?

-Tu sais que je n'ai pas besoin de ça, je connais tout sur la cuisine et les travaux ménagers.

-Je dis cela pour toi, moi je trouve ces concours stupides!

-Moi pas. Et puis le monde est fait comme cela, on ne va pas en changer

-Ce n'est pas parce que le monde pense de travers qu'on va se reprocher de penser à l'endroit »

 

Sarah me lança un regard qui me donna l'impression que j'avais fait autant mouche qu'un aveugle dans un stand de tir (soit dit en passant, deux morts, cinq blessés, condoléances aux familles). Je décidais d'éluder les questions révolutionnaires qui avaient encore aujourd'hui mauvaise presse: le titre se décrocha de son lest et remonta à la surface des limbes de mon esprit: « les révolutionnaires ont mauvaise presse: après tout, ils l'ont bien mérité ». Je pliais le journal après en avoir vérifié le titre et commença à me livrer à un exercice d'origami. Après en avoir fait un avion des plus fuselé, installé un cockpit et un réacteur, je le lançais en l'air, en balançant cette pique, tandis que le planeur dépassait le mur du son:

 

« Quitte à avoir mauvaise presse, laissons au moins voler le peu de liberté qu'il nous reste. C'est ça le rêve, non? »

Par Xaer Khân - Publié dans : Nouvelles
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Samedi 25 août 2007
La-Liberte-guidant-le-peuple.jpg
Sur mes cahiers d'écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J'écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance
J'écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J'écris ton nom

Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom

Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom

Sur chaque bouffée d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J'écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l'orage
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J'écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom

Sur l'absence sans désirs
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenir
J'écris ton nom

Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.

- 1942 -

Ce poème provient du recueil intitulé " Poésie et vérité 42 ", de Paul Eluard.
Par Xaer Khân - Publié dans : Poésies
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Samedi 18 août 2007
    medium-pere-untel.jpg
   "Elle est où maman?"
    Ce fut l'une des nombreuses questions que je posais à mon grand père. Ce à quoi il répondait un "je ne sais pas" nullement hypocrite. Pour me consoler, et se consoler aussi lui même, il m'emmenait dans le jardin afin que je l'aide à cultiver ses légumes. Du haut de mes six ans, je le suivais assez aisement. Mon grand père avait une jambe en moins, et marchait avec une prothèse particulièrement douloureuse qui lui gercait ce qui lui restait de membre. Je l'entendait souvent taper du pied, espérant calmer son membre fantôme et pleurant de douleur...
    Le jardin était une des grandes et seules occupation de mon grand père. Je crois que même en chaise roulante, il aurait continuer à cultiver ses haricots. Je comprends maintenant son intérêt pour l'inerte: le mouvant l'avait beaucoup trop déçu. Et puis, il ne lui restait plus que ça. Il avait aimé une femme toute sa vie qui lui avait montré qu'infidélité, et il avait quatre enfants qui ne lui montraient que mépris. Pourtant, il ne gardait qu'une seule plainte, qu'une seule lamentation: celle d'un membre amputé.
    "Tu vois, mon grand, tu dois cultiver le plus éloigné possible du thym. Cette plante est toxique pour les autres plantes, à cause des racines. Tu dois pour cela cultiver les aromates à part,et de même pour les légumes. Tiens, prends un peu de thym et frottes en entre tes mains. Sens. Ce n'est pas un parfum delicieux?
    -Si pépé. Mais je préfère l'odeur des crêpe de maman.
    -C'est vrai qu'elles sont bonnes, ses crêpes... Tiens, passe moi la bêche"
    Il passait ses après midi, après la sieste, à chercher la mauvaise herbe, à parler aux plantes, à arroser, planter, replanter, arracher. J'ai cru longtemps que c'était une passion. C'était en fait sa seule occupation...
    A mon âge, on s'impatiente vite. Je courrus donc vite vers le pommier du verger, et j'entrepris son ascension. J'adorais le verger. Il n'avait jamais rien produit de potable, ses fruits étaient infectes, et les insectes pululaient. Mais pour moi, c'était chaque jour une aventure, un jour nouveau. Je grimpais, je sautais, j'observais les insectes et les plantes, et je passais de longues heures sur le pommier, allongé sur une branche, contemplant le paysage et un lointain horizon.
    "Galopiot! Avec tes acrobaties, tu vas encore me l'abîmer encore plus qu'il ne l'est déjà! Laisse le donc souffrir cet arbre! Il donne déjà des fruits pourris, n'en rajoute pas!
    -Mais pépé, là haut, c'est ma cachette! Et puis je vois tout le monde et personne ne me vois!
    -Je te comprends, fils, mais quand j'ai acheté le terrain, il était déjà là. Quand je partirais, il sera encore là. Et j'espère quand tu auras mon âge et que la propriété sera à toi, qu'il sera toujours là. Tu sais, le pommier, malgré ses défauts, c'est l'âme de ce jardin. Et tu comprendras aussi beaucoup de chose sur le monde grâce à lui.
    -Quoi donc papy?
    -Tu verras bien. Allez descend de là, je voudrais pas que tu te fasses encore mal que que ta mère m'engueule.
    -Pfff, bon d'accord!"

    Mon grand père mourru un jour d'hiver, sans qu'on s'en rende compte. On ne s'y attendais pas. J'étais plus grand, mais pas plus mature pour autant. Je grimpais toujours au pommier, et j'y restais des heures. A son enterrement, j'eus l'occasion de vérifier l'ingratitude de mes oncles et tantes. A peine enterré, on se battait déjà pour un maigre héritage. En moins d'une heure, la famille fut dissoute et détruite. On crachat sur la mémoire de mon grand père. Je me tus, comme tout bon garçon de mon âge. Je ne revis plus personne pendant dix ans.
    A cause de celà, on dut vendre la propriété. Une véritable misère, vu l'urgence de la situation. Le travail de toute une vie, réduit à quelques misérables chiffres sur un chèque, qui fut transmis à un avocat. Et ensuite l'obligation pour nous de trouver où se loger sous peine d'être à la rue, sans que cela dérange quiconque. C'est là que mon pommier me manquait...
    J'appris plus tard que les nouveaux acheteurs de la maison avaient fait de nombreux travaux. Je partis vérifier, craignant les nouvelles transformations. La maison était changé, plus "jeune". Je ne pouvais pas voir le reste, ni l'intérieur, mais je vis le sommet de la bute. Sans le pommier. Le pommier avait disparu. J'appris plus tard qu'il avait été arraché, et brulé.
    Je n'avais pas pleuré durant l'enterrement. Mais sans que je sus pourquoi, à cette nouvelle, je pleurais comme un gosse.
    Et je pense avoir trouvé la leçon que je devais tirer de cet arbre: "Tu peux avoir de bonnes racines, ça ne t'empêchera pas d'avoir des fruits pourris"
Par Xaer Khân - Publié dans : Nouvelles
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Jeudi 22 mars 2007
S'il existe un groupe de rock bien déjanté, c'est bien Tenacious D! A l'occasion de la sortie de leur nouveau et premier film "The pick of destiny", qui est soit dit en passant complètement barré et bourré de guest stars, les deux compères sortent la bande originale, qui bien entendu est un vrai album de rock à lui tout seul...
Pour rappel et pour les plus incultes, Tenacious n'en est pas à leur premier album, mais bien à leur deuxième. Les plus observateurs d'entre vous auront peu être reconnu le visage et le nom de Jack Black, qui entre deux albums, tourne quelques films, comme "l'amour extra large", ou bien "King Kong".

Je vous conseille vivement cet album, et même le film (bonne chance pour le trouver), qui valent vraiment le détour!!!

Pour plus d'infos: http://www.tenaciousd.com/
Par Xaer Khân - Publié dans : Culture
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Mardi 20 mars 2007


Souviens toi, Rose,

D'un temps où trônait la prose,

Du temps de l'espoir perdu,

Celui des héros qui se sont tus.


Souviens toi, Fleur,

Du temps où ne régnait la peur,

Que pour louer le courage.

Nous avons souillé cet héritage.


Souviens toi, Pensée,

D'un temps où la vérité,

Était le moteur des révolutions,

Qui savait faire trembler les nations.


Moi, j'ai tout oublié, j'ai tout jeté,

Comme on me l'avait demandé,

Au sombre bûcher de la facilité.


Dis moi, Rose,

Assure moi d'une chose:

Nous reste-t-il rien qu'une graine,

Qui saura nous affranchir de la peine?


Dis moi, Fleur,

Assure moi que mon coeur,

Ne bats pas juste par erreur,

Que je ne suis pas que spectateur.


Dis moi, Pensée,

Assure moi que les idées,

Que je mets en terre cette nuit,

Porterons un jour leurs fruits.





Par Xaer Khân - Publié dans : Poésies
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Lundi 19 mars 2007


Si on parcours le livre de ma vie

Un lecteur verra dès la première page

Une bien navrante odyssée nourrie

Par de bien maigres naufrages.

Tout au long de l'histoire,

On pourra y voir les déboires,

Qui ne tienne qu'en quelques feuilles,

Mais qui pourtant ont été des écueils.

Le spectateur s'ennuiera,

Car le héros ne sera pas là,

Bafouant les règles du récit,

Où la morale fait les gentils.

Vers la fin du livre,

Enfin on pourra se dire:

« A quel imagination l'auteur se livre! 

Pour un peu, on pourrait en rire! »

Avant de jeter le livre à la poubelle,

Tout en riant de plus belle,

D'avoir put écrire autant d'inepties,

Qui auraient fait le fortune d'un psy;

Pourtant, j'en suis sur, bien peu

S'arrêteront sur les derniers mots,

Où l'on pourrait lire en gros:

« Après tout, il fait ce qu'il peut ».


Pas de morale à la fin de ce récit:

Celle ci n'est réservée qu'aux gentils.

Par Xaer Khân - Publié dans : Poésies
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Lundi 19 mars 2007


Je n'attaquerais pas ce rempart,

j'y poserait à son pied mon paquetage,

laissant le temps faire son ouvrage,

jusqu'à ce qu'à travers ces briques, j'y vois un phare.

Je n'ai pas la prétention d'attaquer ce mortier,

fait de peine, de prudence,

de rêves et d'espérance,

mais là où ta lumière se cache, j'irais la chercher.

Ma patience sera mon marteau,

Mon espoir mon burin,

Et sur le mur de ton fardeau,

j'écrirais en sibyllin:

« Ici vécu une âme éperdue,

De qui du coeur vous fûtes l'élue »

Par Xaer Khân - Publié dans : Poésies
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Lundi 19 mars 2007



Suis je devenu fou?

A m'émerveiller de la courbure de ton cou,

A sentir la chamade comme tout instrument,

Qui se met à jouer au moindre mouvement

De ta personne qui éveille des souvenirs inconnus,

celui où le plus pur des sentiments s'est toujours tut.

De ton coeur je ferais donc le siège,

Battant la mesure sans aucun solfège,

Je te montrerai que je te respecte,

Si ce n'est t'admire:

Une âme aussi direct,

Sachant maîtriser ses désirs...

Je croyais ce sentiment perdu,

Isolé dans cette forteresse charnu,

Te connaître fut pour moi la clef,

Du coffre de l'espoir convoité.

J'aimerais t'ouvrir mon coeur autrement,

Mais mon courage s'est élimée,

A force de combats inachevés,

La peur d'encore perdre est un tourment.

Je laisserai donc ce destin cruel

Faire son travail immatériel...

Par Xaer Khân - Publié dans : Poésies
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Dimanche 18 mars 2007


Un petit coup de coeur: des affiches américaines réutilisées pour l'occasion de la sortie du dernier album du groupe A Perfect Circle, nommé eMotive. Je suis vraiment très serviable: vous trouverez l'intégralité de ces affiches dans la rubrique "Album photo"
Merci qui?
Par Xaer Khân - Publié dans : Culture
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Dimanche 18 mars 2007

Voici ici l'occasion de vous présenter ma bibliothèque. Les livres sont essentiels pour moi, voir vitaux, je me dois donc de vous faire partager mes influences, qui vous pourrez le constater, sont quelquefois comparables à certains de mes écrits (à défaut d'être original, on plagie comme on peut...)


Voici mes livres de chevet:

-Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac. Un pur chef d'oeuvre, une histoire magnifique, des dialogues excellent et cinglant, bref, celui qui n'aime pas Cyrano n'aime pas la littérature...

-Antoine de St Exupéry, Le Petit Prince. Un livre pour enfant magnifique, un livre pour adulte qui fait réfléchir. Le livre fétiche que chacun devrait lire au moins deux fois, un à chaque stade de sa vie.

-Oscar Wilde, Le Portrait de Dorian Gray. Wilde a l'art et la manière de persuader une féministe convaincue que la misogynie a du bon. Blague à part, cette histoire pourtant fantastique est emprunt d'une profonde philosophie.

-Boris Vian, J'irais cracher sur vos tombes. La claque. Un de ces livres qui, quand vous le refermez, vous y repensez pendant des jours, hésitant entre admiration et dégoût (pas du livre, mais de soi). Mais je suis pas objectif, je suis un vrai fan de Vian!

-Charles Baudelaire, Les fleurs du mal. C'est pas original, mais c'est lui qui m'a fait tomber dans la poésie.


Autres livres important pour moi:

-Georges Orwell, 1984 et La Ferme des animaux. Pour moi, Orwell est plus qu'un écrivain, c'est quasiment un prophète.

-Boris Vian, L'écume des jours. Une histoire magnifique, originale et pleine de poésie. Je me répète: Vian est un génie!

-Robert Merle, La mort est mon métier. Là aussi, j'ai reçu une claque. Ce livre est génial, même si on se pose des questions quand on commence à éprouver de la sympathie pour un SS.

-Dante, La Divine Comédie. Là, je n'ai pas à vanter Dante, il le fait mieux que moi et depuis plus longtemps.

-Honoré de Balzac, Le Colonel Chabert. Pour moi, l'un des seuls Balzac digeste. Non seulement il est digeste, mais il est génial!

-Vercors, Le silence de la mer. Une nouvelle écrite durant la seconde guerre par un résistant, fondateur des éditions de minuit. Pour se mettre dans l'ambiance de l'époque.

-Thomas Harris, Dragon rouge et le silence des agneaux. Je suis un fan de Hannibal Lecter, je compte m'atteler à la suite!

-Victor Hugo, Le dernier jour d'un condamné à mort. Une histoire poignante, qu'un américain persuadé du bien fondé de la peine de mort devrait lire.

-Kressman Taylor, Inconnu à cette adresse. Je trouve incroyable qu'un aussi petit bouquin ait réussi à me donner une telle claque. A lire d'urgence!

-Tristan Lhomme, Opération Utopie. Un petit roman sympa, dans l'univers du jeux de rôle Rétrofutur. Avec en guest star Vernon Sullivan (un poème en cadeau pour le premier qui me trouve le vrai nom de Vernon Sullivan!)

-Neil Gaiman, American Gods. Un livre fantastique très intéressant, par un auteur de comics.

-Pierre Bordage, Les derniers hommes et Wang. Un des auteurs français de science fiction très prolifique, même si ses dernières parutions ne valent pas les anciennes. Et puis, j'ai une dédicace de lui!

-Robert Louis Stevenson, L'étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde et l'île au trésor. Des petits livres qui se mangent sans faim.

-Cyrano de Bergerac, États et empire de la lune et du soleil. Étant fan de Cyrano, je me devais d'étudier le vrai. C'est assez intéressant, même s'il faut s'accrocher à la lecture.

-Brett Easton Ellis, American Psycho et Lunar Park. Ce mec a un grain, donc j'adore ce mec. CQFD

-Albert Camus, l'étranger. Il a pas gagné un prix Nobel pour rien non plus! (c'est vrai, c'était pas pour l'étranger...)

-Robert Harris, Fatherland. Imaginez le monde si l'Allemagne avait gagné la guerre... Un superbe polar.

-Lewis Carroll, Alice au pays des merveilles. Il est où le lapin blanc?

-Sun Tzu, l'art de la guerre.

-Machiavel, le Prince.

Par Xaer Khân - Publié dans : Culture
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